samedi 10 juin 2017

Journal de bord d'avant course !

Lorsque je publierai cet article, nous serons la veille des Courants de la Liberté. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un événement sportif organisé à Caen qui se compose de plusieurs courses de distances variées : 5km, 10km, semi-marathon et marathon.
Pour la deuxième année consécutive, je vais me présenter sur la ligne de départ sans réel objectif et avec la conviction que mon temps sera aussi merdique que mon enthousiasme sera élevé !
J’avais envie de partager avec vous mes anecdotes à 7 jours du départ. Si vous voulez du sérieux, avec des comptes rendus d’entrainement pointus, des histoires de sensations meilleures ou non avec telle ou telle chaussette et savoir si manger des pâtes 2h ou la veille avant de courir a un effet positif, passez votre chemin ! Sans mauvaise comparaison de ma part, ce récit va avoir l’air du Journal de Bridget Jones version sport ! Pas de love ici.



Dimanche 4 juin : Il est 17h et nous partons avec deux amis à Clécy. L’un d’entre nous n’a jamais mis les pieds là-bas et quoi de mieux pour découvrir la Suisse Normande qu’une petite balade de santé ? La ville est juste blindée ! Nous sommes le dimanche d’un long weekend de Pentecôte et je n’ai jamais vu autant de monde.
Départ en marchant sur la pente à 30% qui longe la luge d’été (pour ceux qui connaissent). Nous commençons à courir directement en haut de la côte, sur le petit chemin très fournis en herbes hautes sur la gauche. C’est de la descente sur les 2 premiers kilomètres. Mes quadriceps font le boulot et les rotules ne craquent pas trop. Juste avant Le Bô, nous croisons une bande de mecs en vélo qui, même en pleine montée, n’hésitent pas à s’arrêter, se retourner et lancer des remarques bien senties sur nos fesses. Classe. Bon, ça a eu le mérite de me faire accélérer et ça, c’est plutôt une bonne chose. 
La montée vers les crêtes se fait avec une alternance de marche rapide et de reprises de course. Arrivée là-haut, c’est juste le pied ! Le rythme est plus soutenu, le paysage est magnifique et je ne m’essouffle pas. Les gens que je croise, me regarde comme si j'étais une vraie sportive qui vient de s’enfiler toute la Suisse Normande dans l’après midi alors que hum j'ai marché dans la montée. Bon, je me la raconte quand même quelques secondes (quoi ? ça fait du bien de temps en temps de se sentir valorisée).
Petite pause obligatoire en haut pour profiter de la vue. La roche laisse une jolie marque sur la peau de ton derrière une fois que tu te lèves mais promis, ça vaut le coup !
Nous descendons sur le viaduc et poliment nous doublons un groupe d’adultes qui revient de l’escalade. Et là, une bonne femme (désolée c’est pas classe) me sort « Je ne savais pas qu’un short aussi court ça existait ». Euh comment te dire que je me suis retenue pour ne pas me retourner et lui envoyer une remarque bien sentie tout droit sortie de mon cerveau furibond. Ok, mon short est court mais pas vulgaire et par cette chaleur, tu es bien content d’avoir un minimum de tissu. Pfft. Ca ne sert à rien de lui répondre, je n’ai pas envie d’accorder trop d’importance à ce genre de réflexions.

Il est 19h et c’est l’heure de l’apéro. Les terrasses le long de l’Orne sont à l’ombre mais nous ne nous décourageons pas ! Nous partons nous acheter des bières pour se poser au soleil le long de l’Orne. Le paradis !




Lundi : Repos


Mardi : Très honnêtement, ça fait deux jours que je tourne en rond avec des fourmis dans les jambes. Cette sortie pour aller courir, je l'attendais avec impatience. Je m'habille avec le reste de mes fringues propres et le résultat est disons, complètement hétérogène : un t-shirt rose fluo à manches longues de course, un short de volley en coton bleu marine et des manchons noirs. Je n'étais pas encore convaincue par ces contentions, persuadée d'avoir encore était une victime du marketing mais non. Mes mollets étaient légers comme des plumes et aucun tiraillement ne s'est fait ressentir derrière. 
Je sors de chez moi avec absolument aucune attente ! Je sens que je pars trop vite par rapport à d'habitude mais, je me dis qu'au pire ce sera une très courte sortie. Ma foulée est différente, j'allonge et ne traîne pas les pieds. Mon rythme cardiaque augmente mais l'habituel essoufflement n'arrive bizarrement toujours pas : 1km, 2km et 3km sur un rythme d'environ 5min42 le kilomètre. Puis le 4km kilomètre plus lentement avec une pause d'une petite minute à cause d'un point de côté. Je termine pour arriver au 5ème kilomètre sur le même rythme qu'au début. L'application annonce 5min44 mais je dirais que mon temps est un peu plus lent. Néanmoins, je suis passée sous la barre des 6min et ça, ça n'a pas de prix ! 
Je rentre chez moi aussi rose que mon t-shirt avec la furieuse envie de faire une glissade sur les genoux pour fêter mais je me contente de quelques pas de la fameuse "danse de la joie". 


@charlottefoisplus

Mercredi et Jeudi : Repos



Vendredi : La veille au soir, je me couche et je fais le compte des heures de sommeil qu'il me reste avant mon réveil. Le chiffre est faible. Alors quitte à avoir le visage chiffonné (je reste polie hein), autant avancer le réveil à 7h20 et se motiver pour aller courir. Bim, je suis réveillée avant même la sonnerie. J'enfile une tenue dans le noir et je file dans l'obscurité matinale. Non je blague, il fait jour ! 
Bilan, c'était une sortie nulle. Je n'ai rien su gérer. Ni ma vitesse, ni mes douleurs. Je prends sur moi, ça ne sert à rien de s'énerver. Je marche tranquillement dans la forêt en essayant de me vider la tête. Résultat une reprise de course plus sereine et la journée peut commencer ! 
Nous avons récupéré nos dossards en début d'après midi afin d'éviter la foule du lendemain. Incroyable l'effet que peut procurer un petit bout de papier sur ton moral ! C'est juste dommage que les t-shirts ne soient pas donnés avant le départ. Les couleurs accordées à chaque course permettaient une certaine cohésion entre les coureurs et visuellement c'était très esthétique ! Mais ce n'est qu'un détail.




Samedi : Si vous me suivez sur Instagram, hier vous avez dû voir que mon médecin me déconseillait de courir dimanche. Je ne m'y attendais pas du tout ! Pour tout vous dire, ma cicatrice est inflammée et un hématome est apparu. Pas très raisonnable de courir dans ces conditions mais bon… Depuis quand courir fait du bien à notre corps sans laisser une trace ?

Alors c'est ici que mon journal de bord s'arrête. J'ai hâte d'être à demain, de profiter de cette course avec mes acolytes ! Je vous souhaite à tous de faire péter vos chronos et on se retrouve à l'arrivée avec des sensations et des souvenirs pleins la tête ! 








Pour l'ensemble des photos : tous droits réservés à charlottefoisplus






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